SNES Maroc

Déclaration liminaire de la CCPL du mercredi 22 avril 2026

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Publication : 23 avril 2026

Déclaration liminaire CCPL du 22/04/2026

Mesdames, Messieurs, Si la FSU a engagé un recours devant le Conseil d’État pour le maintien de cette instance en août 2022, c’est parce qu’elle refuse de voir disparaître un outil essentiel de protection des personnels, dans un contexte de plus en plus opaque et juridiquement fragile. Les commissaires paritaires de la FSU réaffirment aujourd’hui avec force leur attachement au respect strict des règles en CCPL. Ce recours a d’ailleurs confirmé une évidence : sans cette instance, les garanties minimales de transparence et d’équité ne sont plus assurées dans un dispositif de recrutement aux statuts hybrides.

Dès lors, une question s’impose avec gravité : sommes-nous réellement réunis aujourd’hui pour une CCPL des PDL ? Le volume anormalement élevé de dossiers de personnels titulaires interroge. Comment justifier, d’un côté, la suppression de supports de détaché.es et, de l’autre, leur réintroduction de fait sous statut PDL ? Cette situation ne relève plus de l’ajustement technique : elle traduit une dérive dans les pratiques et une perte de cohérence des choix opérés. À force de contourner les règles établies, c’est la lisibilité du dispositif, l’égalité de traitement et la crédibilité même des instances qui sont mises à mal.

Dans ces conditions, le maintien affiché du paritarisme ne peut masquer les réalités : la co-construction invoquée comme un mantra se heurte aux faits.

Comment l’accepter lorsque les décisions relatives aux candidatures semblent arrêtées en amont de la tenue de l’instance ? Comment l’accepter lorsque des collègues sont en poste avant même l’examen des dossiers, et que certains candidats connaissent déjà leur classement, voire les propositions qui leur sont faites ? Comment l’accepter, enfin, lorsque le recours aux titulaires en disponibilité devient systématique, au même titre que la généralisation de vacations de remplacement, dans un cadre qui, rappelons-le, n’est toujours pas reconnu par le droit du travail marocain ? Comment accepter que la fiche d’entretien pour les titulaires intègre des critères d’évaluation portant sur la qualité professionnelle, les compétences acquises ou encore l’évaluation pédagogique, alors même que ces éléments relèvent explicitement du champ de compétence des corps d’inspection ?

Face à cet ensemble de dérives, nous le disons clairement : nous ne pouvons ni les accepter, ni les cautionner. Elles vident progressivement cette instance de sa substance, affaiblissent les garanties collectives et portent atteinte aux principes fondamentaux de transparence et d’équité.

Nous réaffirmons donc avec force notre exigence : que la CCPL retrouve pleinement son rôle, celui d’une instance de contrôle, de régulation et de transparence, au service de la protection des personnels. À défaut, c’est la légitimité même de nos échanges et de cette instance qui se trouve posée.

Nous continuerons, pour notre part, à défendre sans relâche le respect des règles, des procédures et des droits des personnels. 

Déclaration liminaire de la CCPL du mercredi 10 décembre

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Publication : 11 décembre 2025

Madame la Conseillère Culturelle Adjointe, Mesdames, Messieurs, 

 

Nous observons, avec inquiétude, depuis plusieurs mois, l'accumulation de décisions unilatérales concernant les personnels détachés. 

Depuis le début de cette campagne, nous découvrons, en discutant avec nos collègues sur place, que des postes qui auraient dû être publiés ne le sont pas. Il s'agit là d'un contournement évident du cadre réglementaire. Le secteur géographique et les chefs de pôle choisissent donc de ne pas afficher douze postes pour le Maroc, sans présentation ni discussion préalable au CSA : c’est un contournement insupportable du cadre réglementaire.

Cette façon de faire, inédite, est une nouvelle ligne rouge franchie et nous devons le répéter : le CSA ne s’est pas exprimé sur ces postes !

La politique de désengagement programmé de l'Agence continue donc, s’accélère même, avec des conséquences immédiates, réelles et délétères pour nos personnels et nos établissements. L'objectif de réduire, année après année, campagne après campagne, le nombre de détachés confirme, si cela était encore nécessaire, le désengagement aveugle de l'État français et cela fragilise durement les personnels et compromet notre mission : participer à une diplomatie d’influence et au partage de valeurs communes. 

 

Madame la Conseillère Culturelle Adjointe, nous vous alertons avec gravité : ce que nous vivons n’est pas un ajustement administratif, mais une véritable déconstruction du réseau historique, une destruction conduite avec une détermination qui interroge profondément la finalité de l’action publique.

Par cette déclaration liminaire, la FSU veut non seulement exprimer une inquiétude, mais aussi rappeler solennellement l’urgence absolue de stopper cette mécanique qui détruit peu à peu l’attractivité, la stabilité et l’existence même des établissements du réseau. Plus que jamais, nos organisations syndicales en appellent à une politique éducative volontaire, claire, cohérente et protectrice des personnels, loin des logiques de restriction budgétaire et de gestion comptable.

 

Nous vous remercions pour votre écoute.

Communiqué syndical suite à l’Assemblée Générale du Dialogue Social du 10 novembre 2025

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Publication : 19 novembre 2025

L’Assemblée Générale du Dialogue Social s’est tenue le lundi 10 novembre 2025, en présence des représentants syndicaux de la FSU et de l’UMT, ainsi que des représentants de l’administration et du SCAC.
Au cours de cette séance, nous avons rappelé, en introduction dans notre déclaration liminaire et tout au long du début de l'instance, la nécessité d’un dialogue social constructif et respectueux, centré sur l’humain, afin de répondre aux problématiques concrètes des personnels : annualisation du temps de travail, couverture sociale des personnels de droit local, statut des vacataires et des EMAD, revalorisation du point d’indice, qualité de vie au travail, ainsi que d’autres sujets restés sans réponse.
Malgré nos arguments pour avancer sur ces points essentiels, l’administration a refusé de reconsidérer la revalorisation du point d’indice et n’a pas engagé de dialogue réel sur le pouvoir d’achat et la reconnaissance du travail des personnels.
Face à cette situation, nous, représentants de la FSU et de l’UMT, avons prématurément quitté la séance, tout en réaffirmant notre disposition à revenir au dialogue quand l’administration manifestera une réelle volonté d’instaurer un échange concret et respectueux.

La FSU et l’UMT dénoncent le décalage grandissant entre les discours d’excellence et la réalité du terrain dans la zone Maroc, où les “partenaires” se multiplient et concentrent les moyens.
Sous couvert de “qualitatif”, de “co-construction” et de “bien-être au travail”, l’administration enveloppe le débat d’un nuage d’empathie qui masque l’essentiel : l’absence de réponses concrètes aux revendications légitimes des personnels de droit local en EGD.
Derrière les mots, aucune mesure réelle n’a été annoncée sur le pouvoir d’achat, les rémunérations ou la précarité des contrats.
Les groupes de travail se répètent, tournent à vide, les bilans s’empilent… pendant que les conditions de travail se dégradent, que les personnels se paupérisent et que les décisions se prennent ailleurs.
Ce vernis participatif ne saurait dissimuler un tournant historique avec le gel du point d’indice local - du jamais vu - vécu comme un affront face à une inflation triennale de 10 %.
Les personnels attendent du respect ; après les 0,2 % de hausse de l’an passé, c’est une marque ultime de mépris. Le dialogue social n’a de sens que s’il débouche sur des avancées tangibles.
Faute d’écoute et d’engagement clair, les personnels s’épuisent à essayer de compenser la perte de pouvoir d’achat. Pour certains, c'est au travers d’heures supplémentaires dans leur établissement, voire chez les partenaires. Pour d'autres, c'est en s'engageant dans des remplacements de courte durée. Quant aux surveillants, ils sont condamnés à une double peine : passer leur carrière à mi-temps sans espoir d’augmentation de leur quotité horaire en plus de subir ce gel du point d’indice.

La FSU et l'UMT refusent de cautionner cet abandon des personnels. Nous maintiendrons notre vigilance et notre détermination à agir pour une redistribution sociale juste, équilibrée et concertée pour laquelle nous sommes mandatés par nos organisations syndicales et par les personnels que nous représentons.


FSU & UMT

Appel à la grève mardi 2 décembre

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Publication : 27 novembre 2025

 

 

Comme vous le savez, une réforme profonde de l’AEFE est envisagée. La FSU a alerté sur la situation depuis cet été et vous a informés sur les conséquences possibles.

La réunion entre les représentant·es des personnels du CA de l’AEFE et la directrice de la diplomatie culturelle au MEAE le 19 novembre a précisé les pistes de financement esquissées lors de la réunion avec la directrice de la mondialisation au MEAE le 20 octobre. Elles devraient être confirmées au CA de l’AEFE du 27 novembre : 

  • budget 2026 : contribution exceptionnelle d’urgence pour tous les établissements AEFE (EGD et conventionnés)

  • budget 2027 :

          - augmentation de la contribution des établissements AEFE

          - hausse de la contribution des établissements partenaires 

          - réflexions sur la cartographie des EGD

          - remontée des créances des établissements

          - plan d’économie du siège de l’AEFE.

 

 

La FSU approuve certaines de ces pistes, comme faire davantage payer les établissements partenaires qui profitent de l’argent public engagé pour mettre l’AEFE au service de leur développement.

 

En revanche, la FSU s’oppose fermement à trois perspectives :

  • la réduction du nombre d’EGD, établissements les plus protecteurs des droits des personnels et garants de la scolarité française

  • la pression financière excessive sur les établissements conventionnés qui peut les amener à supprimer des postes de détaché·es voire à déconventionner : les détaché·es deviendraient détaché·es direct·es hors AEFE, en contrat de droit privé local, et les PDL perdraient comme eux toutes les références France.

  • la non revalorisation des rémunérations des personnels de droit local des établissements en gestion directe et conventionnés qui seront soumis à une pression financière accrue de la part de l’AEFE.

 

La FSU trace des lignes rouges et fait une proposition : la part patronale des pensions civiles des détaché·es de l’AEFE doit être payée par le MEN et non par l’AEFE. 

Cette charge, qui représente 40% du budget de l’AEFE, ne correspond qu’à 0,003% du budget du MEN !  Ce dernier peut faire face…

 

La réflexion est en cours, elle peut être infléchie. 

C’est une question de rapport de force et de volonté politique. 

 

C’est pourquoi, contrairement à d’autres syndicats, nous appelons de nouveau à une vraie mobilisation le mardi 2 décembre, qui est également une journée de mobilisation en France contre l’austérité et pour nos salaires.

 

TOUS et TOUTES en GRÈVE mardi 2 décembre !

 

La survie du réseau historique AEFE ne passera que par une mobilisation massive et forte du plus grand nombre : rien n’est encore acté, ne lâchons rien !

Syndicalement,

Le secteur hors de France du SNES-FSU

Campagne pour un poste de détaché rentrée 2026

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Publication : 3 novembre 2025

Bonjour à tous, 

Pour vous informer, c'est par ici : Cliquez ici

Pour postuler, c'est par là : 

Cliquez ici

La liste des postes se trouve à la page suivante :

Postes Maroc 2nd degré

N'oubliez pas de nous envoyer la fiche syndicale de suivi individuel à l'adresse suivante : 

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Fiche syndicale 2026

N'hésitez pas à nous contacter pour toute information !

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